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Les enjeux de la mobilité à l’horizon 2020

Les enjeux de la mobilité à l’horizon 2020

Mercredi, 15 mars 2017

Voitures vertes, programmes de sécurité, apport de la télématique… la mobilité ne cesse de se réinventer sur un rythme effréné. Avec pour conséquence, le devoir pour le fleet manager de s’adapter rapidement. Explications.

 

2020 représente pour l’industrie automobile une échéance à la fois lointaine et rapprochée. Si, sur le plan de l’évolution technologique (véhicules autonomes, nouvelles sources d’énergie, apparition de nouvelles applications pour les mobiles, etc.), l’accélération des solutions est spectaculaire, elle se heurte à un rythme d’adaptation et d’acquisition des entreprises qui elle, est beaucoup plus lente.

 

 « L’accélération du marché doit être nuancée par l’inertie naturelle liée au temps de cycle organisationnel des entreprises pour mettre en œuvre les changements de stratégies de flotte, en plus du cycle naturel de renouvellement des flottes automobiles qui se situe entre 36 et 48 mois en moyenne » constate Hervé Girardot, Directeur International Arval Consulting et du CVO (Corporate Vehicles Observatory).

 

En revanche, 2020 représenterait un tournant sur le nombre de voitures mises à la route, tout en étant de plus en plus considérée comme une année charnière sur le plan des stratégies adoptées par les collectivités municipales. Des stratégies synonymes d’interdiction sur l’usage des véhicules au cœur des villes, et/ou de réglementation sur le type de carburant utilisé. « Il est intéressant de voir comment les gestionnaires de flotte vont anticiper ces nouvelles contraintes, et adapter leurs parcs de véhicules», souligne Hervé Girardot.  

 

Une tendance verte… oui mais…

 

Le constat saute aux yeux. Les véhicules propres s’invitent sur les chaussées du marché européen : +10% en 2016 pour les véhicules rechargeables avec 200.000 immatriculations et + 2.6 % par rapport à 2015 pour les véhicules électriques, qui passent la barre des 100.000 immatriculations. (Source AVERE)

 

«  Après un départ poussif, l’achat de véhicules dits “propres” est désormais présent dans les processus de décisions, y compris parmi les fleet managers », confirme Hervé Girardot. Un engouement vert justifié à la fois par des contraintes fiscales (bonus/malus, aides fiscales, etc.), mais également par les programmes de co-voiturage, d’auto-partage associés à ce type de véhicules. Néanmoins, force est de reconnaître que la progression de cette nouvelle forme de mobilité “green touch” est plus lente en entreprise. Un décalage qui s’explique par une complexité accrue du métier de fleet manager.

 

Historiquement concentré sur le seul véhicule (gestion du TCO*, adaptation du parc de véhicules à l’usage du collaborateur, etc.), le gestionnaire de flotte a vu sa panoplie de compétences s’élargir considérablement. Nouer des relations avec les services des ressources humaines pour assurer un bien-être au travail, intégrer des problématiques de transport en commun (voire des PDE**), représentent notamment de nouveaux critères à prendre en considération.

 

Des exigences supplémentaires, qui in fine, révèle la complexité de la mission du gestionnaire de flotte dans la mutation d’un parc automobile intégrant des véhicules propres,  sécurisés, et des solutions de mobilité intelligentes.

 

L’essor “relatif” des programmes de sécurité routière

 

L’offre sur de nouvelles solutions qui garantissent la sécurité sur les routes est pléthorique ; alertes au franchissement de lignes blanches, caméras de visions nocturnes, ou encore blocage de l’utilisation du mobile en voiture. Le tout renforcé par des outils télématiques toujours plus performants qui permettent la mise en place de programmes de sécurité, d’éco-conduite. Oui mais voilà, aussi efficaces soient-ils, ces nouveaux programmes ont un coût… qui devient un élément crucial pour un fleet manager, avec cette double question sous-jacente : est-ce que le ROI est présent et à quelle échéance ? « Pour être réellement efficace, ces programmes doivent être accompagnés par la direction générale, sur la durée, et non comme un simple gadget "one shot" », conclut Hervé Girardot.

 

(1) Sources : ACEA – AVERE - Association des Véhicules Electriques Routiers Européens

* Total Cost of Ownership:  coût global de détention d’un véhicule

** PDE : Plan de Déplacement d’Entreprise